Population et enseignement
Une statistique minutieuse, faite en 1866, dénombre 1115 personnes réparties en 260 ménages, habitant dans 228 maisons. On y lit que 320 hommes et 241 femmes ne savent ni lire ni écrire. Pourtant Montrigaud, plus tôt que bien d'autres villages de la région, avait été doté d'un "institut d'enseignement". Cela remontait à l'an 1637 et résultait d'une ordonnance du cardinal de Richelieu. Le maître d'école du village avait le titre de "précepteur de la jeunesse" et c'était les parents qui devaient assurer sa subsistance. Au début du 18ème siècle, il touchait 12 livres ; en 1731 on lui alloua 60 livres par an.
ACTIVITES
L'activité agricole a été pendant longtemps une agriculture de subsistance tournée vers l'élevage de quelques vaches, de cochons et de chèvres avec volailles. On récoltait les pommes et les noix. En juin la fenaison nécessitait une main d'oeuvre importante qui venait souvent d'Ardêche. Vers 1900, trois années de récolte de foin permettaient aux paysans les plus aisés de construire une maison neuve conséquente. Certaines de ces fermes construites au début du vingtième siècle sont remarquables par leurs techniques de construction : galets en arêtes de poisson et encadrement de briques avec des toits à quatre pans.  
Cela explique que sur le calendrier des postes soient encore annoncées plusieurs foires annuelles, foires qui se sont tenues régulièrement jusque dans les années mil neuf cent soixante.
ORIGINES
L'origine du nom de Montrigaud est assez imparfaitement déterminée. Quelques historiens voient dans ce nom une allusion à l'élévation du sol et de la contrée, et la désignation d'une famille noble du Viennois appelée Rigaud, (nom signifiant, paraît-il, puissant et vénérable) et qui se serait installée dans ce lieu. Un autre historien a fixé le nom antérieur du site. Il l'appelle "Petrosa" en expliquant qu'une des paroisses de la commune se nommait Saint Romain du Pérois. Ce  nom de Petrosa serait antérieur à l'an mil. Montrigaud fut en 1790 chef-lieu d'un canton rattaché au district de Romans. Il comprenait 4 communes. Au début du dix-neuvième siècle la commune de Montrigaud fut rattachée au canton du Grand-Serre.
MONTRIGAUD GENERALITES
La tradition locale et l'usage veulent que l'on ne prononce pas le «t». On dit donc «Mont-Rigaud». On disait «Morgueu» en patois du bas Dauphiné.
La population s'est élevée à 1673  en 1830 et n'a cessé de décroître 343 habitants en 1982. En 1850, on dénombrait 1219 habitants. En 1999 la population atteignait 446 personnes. Le recensement de 2012 donnerait une population avoisinant les 500 habitants.
Communément nous nous appelons les «Rigaud-Montains» (référence : le   dictionnaire Amboise Dauphiné et Ardèche). Certains utilisent le terme : Montrigaldins ou Montérigaldins.
HISTOIRE
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Montrigaud